Dans un système politique sain, chaque peuple devrait être représenté par quelqu’un qui connaît sa terre, ses blessures et ses rêves. Mais en Italie — et particulièrement en Sicile — un mécanisme corrompu permet aux partis politiques d’imposer des candidats parachutés, sans aucun lien avec le territoire.
Voici deux exemples honteux qui résument un système beaucoup plus vaste.
🟥 Carlo Calenda : Le Sénateur Romain élu en Sicile
Né et élevé à Rome, Carlo Calenda a été élu en 2022 dans la circonscription sicilienne (plurinominale). Il n’a jamais vécu en Sicile, ne la connaît pas, ne l’a jamais servie. Pourtant, il siège au Parlement en tant que prétendu représentant des Siciliens.
Dès son élection, Calenda a attaqué le Statut Spécial de la Sicile, le qualifiant de « fléau » et accusant la Sicile d’être un fardeau pour l’Italie. Il a parlé de « féodalisme » et d’inefficacité, tout en étant lui-même l’exemple d’un système féodal où les chefs de parti choisissent les élus sans consulter le peuple.
🟥 Marta Fascina : La « Veuve Blanche » sans Racines
Encore plus choquant est le cas de Marta Fascina, compagne de Berlusconi. Née en Calabre, élevée en Campanie, jamais vécue en Sicile, mais élue dans la circonscription uninominale de Marsala.
Elle n’a jamais fait campagne localement. Son seul mérite ? Porter un nom célèbre et le logo d’un parti. Interrogée sur la Sicile, elle a dit s’en souvenir à travers des vacances d’enfance. Cela suffit-il pour représenter un peuple entier ?
Bien sûr que non. C’est une insulte de plus pour une terre traitée comme une colonie.
🟥 Autres Candidats Parachutés Honteux
- Stefania Craxi, fille de Bettino Craxi, parachutée en Sicile sans jamais avoir rien fait pour l’île. Symbole des dynasties politiques mafieuses.
- Vittorio Sgarbi, personnalité télé, passant d’une circonscription à l’autre comme un saltimbanque. Toujours candidat, jamais enraciné.
🔥 Un Système Politique Criminel
Tout cela est rendu possible par la loi électorale appelée « Rosatellum », qui permet :
- De candidater qui l’on veut, où l’on veut
- D’inscrire un même nom sur plusieurs listes
- D’élire des gens qui ne connaissent rien du territoire
- De récompenser la fidélité et la visibilité médiatique au lieu de la compétence et de l’engagement local
En Sicile, on vote, mais les décisions sont prises à Rome ou à Milan. Le peuple n’est qu’un figurant. La démocratie n’est qu’un spectacle.
Une fois élus, ces gens-là ne font absolument rien pour la Sicile. On ne les voit jamais, ils n’écoutent personne, ils ne défendent aucune cause. Ils utilisent l’île pour décrocher un siège — puis disparaissent. Ils ne savent rien de la Sicile, ne la vivent pas, et une fois élus, ils ne foutent strictement rien.
Ce n’est pas une démocratie — c’est un système politique criminel qui piétine la volonté du peuple.
🚫 Assez de Marionnettes. Assez de Parachutés.
C’est une forme de colonialisme politique. Elle humilie la dignité des Siciliens, écrase le mérite et insulte des millénaires de civilisation.
Nous sommes représentés par des gens qui ne nous connaissent pas, qui ne nous écoutent pas, et qui souvent nous méprisent. La Sicile n’est pour eux qu’un tremplin — un territoire à exploiter et à oublier.
🟡🔴 Pour un Vrai Parlement, Pour une Sicile Libre
Il est temps que les Siciliens se libèrent de ces pantins du pouvoir central. Aucun peuple avec 3 000 ans de civilisation ne devrait être représenté par des inconnus qui le considèrent comme un marchepied.
La Sicile a besoin de représentants siciliens, élus par le peuple, enracinés dans leur terre.
Et si l’Italie ne le permet pas, alors le peuple sicilien reprendra sa voix. Même par l’indépendance.
⚫ Ce n’est pas une démocratie. C’est un système politique criminel. Et on ne sait même pas s’ils ont réellement les voix du peuple.
⚫ La Sicile n’est pas une colonie. La Sicile est une nation.