La Sicile ne peut plus rester silencieuse face à ce qui est, à tous égards, une trahison structurelle et continue. Les derniers événements sont clairs : l’Italie, qu’elle soit gouvernée par la droite ou par la gauche, a tourné le dos à notre terre, à notre agriculture, à notre économie et à notre dignité. Forçant des millions de jeunes à émigrer, à quitter leurs familles et leurs racines pour poursuivre un avenir qui leur a été refusé sur leur propre sol.
En septembre 2024, Ortigia – le cœur culturel et touristique de Syracuse – a été totalement fermée au public pour accueillir le G7 de l’Agriculture, avec la présence de Giorgia Meloni et du ministre Lollobrigida. À cette occasion, le gouvernement a fait croire aux Siciliens qu’il soutenait les agriculteurs. Mais quelques semaines plus tard, le même Lollobrigida a signé un accord avec l’Algérie pour cultiver du blé à l’étranger, trahissant ainsi nos producteurs et nos terres fertiles.
Ce qui rend cette trahison encore plus insupportable, ce sont les nombreuses zones d’ombre qui entourent Lollobrigida lui-même. Beau-frère de la Première ministre Meloni, symbole vivant du népotisme qui étouffe toute méritocratie, il a démontré à maintes reprises qu’il n’a aucun intérêt pour les besoins de la Sicile. Il a même déclaré que « toutes les traditions ne méritent pas d’être conservées », insultant ainsi des siècles de culture agricole et culinaire sicilienne. Il est accusé d’avoir géré de manière opaque les fonds européens destinés à l’agriculture, en favorisant les grands groupes industriels du Nord, tout en ignorant totalement les petits agriculteurs siciliens. Et tandis que nos champs se dessèchent et que nos entreprises ferment, lui signe des accords avec des pays étrangers pour produire ailleurs ce que nous savons produire ici avec excellence.
Est-ce vraiment Ă cet homme que la Sicile devrait confier son avenir agricole ?
Rappelons-le : l’accord signé avec l’Algérie porte sur 36 000 hectares de terres pour la culture du blé hors d’Italie – un coup direct porté à la filière céréalière sicilienne. Et ce n’est pas la première fois : hier, les agrumes avec le Maroc, aujourd’hui, le blé avec l’Algérie. Dans le premier cas, la Sicile a été sacrifiée pour permettre au Nord de vendre des appareils électroménagers en Afrique ; dans le second, pour obtenir du gaz, encore une fois au profit des industries du Nord.
Cet accord agricole fait partie du fameux « Plan Mattei », grâce auquel l’Italie, en échange de l’accès aux terres, a obtenu du gaz de l’Algérie — gaz destiné principalement aux industries du Nord de l’Italie.
Et par où passe ce gaz ? Par des gazoducs qui traversent la Sicile — de gigantesques tuyaux sous pression, sans garanties de sécurité suffisantes. En cas d’explosion, des villes comme Favignana et de vastes régions de la Sicile pourraient être rayées de la carte. Une bombe sous nos pieds – pour quoi ? Une autre trahison.
Aujourd’hui, on vend notre blé, demain ce seront les éleveurs. Il est bien connu que l’un des objectifs du soi-disant « Nouvel Ordre Mondial » est d’éliminer l’élevage traditionnel et de le remplacer par de la viande fabriquée en laboratoire. Et qui peut dire qu’ils n’y parviendront pas, si nous continuons à rester passifs ?
Pendant ce temps, on nous distrait, on nous embrouille, on nous fait parler de la mafia, de parrains morts depuis longtemps, pendant qu’en secret ils volent des milliers de milliards d’euros. Une richesse immense qu’une Sicile libre et souveraine pourrait enfin utiliser pour elle-même. Une Sicile riche, fière, peuplée de sa jeunesse — et non plus vidée par l’exil.
Et ceux qui devraient nous représenter ? Gianfranco Miccichè, qui a publiquement admis sa dépendance à la cocaïne ; Cateno De Luca, opportuniste professionnel, capable de trahir tout le monde pour un fauteuil ; Schifani, vulnérable au chantage, qui se réfugie derrière des déclarations de menaces dès que la pression monte. Et puis les habituels : Cuffaro, Lombardo, et le dernier arrivé, La Vardera, prêt à vendre même sa grand-mère pour accéder au pouvoir. Tous liés par un seul fil rouge : l’amour pour leur salaire d’honorables et le mépris du peuple qui les paie.
Ceux qui ne sont pas pauvres, ils les rendent pauvres. Ceux qui travaillent honnêtement sont écrasés. Et la Sicile, au lieu d’être aimée, respectée et protégée, est humiliée chaque jour par ces êtres sans honneur.
Comment les restaurateurs et commerçants d’Ortigia pourraient-ils oublier les pertes subies pendant ces jours de fermeture forcée ? Comment les agriculteurs pourraient-ils oublier que, malgré les belles paroles, les vraies ressources ont été envoyées ailleurs — à l’étranger ?
Et pendant ce temps, les 90 députés siciliens à l’Assemblée régionale restent silencieux, se cachent, et acceptent la destruction lente mais inévitable de notre identité rurale. Personne ne démissionne. Personne ne dénonce. Personne ne bloque ces décisions criminelles. C’est de la complicité.
Aux États-Unis, Donald Trump a construit sa politique en défendant les entreprises américaines, en imposant des droits de douane pour protéger l’agriculture nationale, en exaltant la fierté d’être propriétaire de sa terre. Et en Sicile ? Nous subissons : les décisions de Rome, l’abandon de l’Europe, et le mépris de ceux qui nous gouvernent localement.
Comme l’a dit la vice-présidente américaine à la Conférence de Munich : « The real evil is within » – le véritable démon est à l’intérieur. Dans nos institutions, dans nos palais régionaux, dans cette politique sicilienne qui a oublié d’où elle vient et qui elle devrait défendre.
Et maintenant, pour détourner l’attention, le président Schifani prétend avoir reçu des menaces de mort. Le scénario classique : inventer un alibi, faire diversion, se réfugier derrière la solidarité d’autres traîtres. Pendant ce temps, ceux qui travaillent la terre, qui en vivent, qui luttent contre le désert économique — sont abandonnés. Et ceux qui protestent sont surveillés, fichés, traités en ennemis.
Il est temps de dire ASSEZ.
Assez de cette Italie qui traite la Sicile comme une colonie.
Assez de cette politique sicilienne qui nous humilie deux fois : en acceptant Rome, puis en nous trahissant.
La Sicile doit redevenir maîtresse de son destin.
La liberté ne se demande pas : elle se prend.
Avec la force de la vérité, du travail et de l’identité.
Il est temps de construire un nouvel avenir.
Indépendant.
Pacifique.
Mais libre.
SICILE LIBRE, NOTRE TERRE.
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